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 ETOILE DES VIPÈRES ▲ « 'cause we're so sick of you »

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Etoile des Vipères
Modératrice ◊ Chef de l'Ombre


Vos félins ♥
PUF ▬: Mocerino.
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MessageSujet: ETOILE DES VIPÈRES ▲ « 'cause we're so sick of you »   Mar 29 Avr - 15:02

so sick of you


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Moi c'est Etoile des Vipères, mais on m'appelle Vipère, c'plus court. T'façon pour moi ça change pas grand chose à vrai dire. J'suis une nana, ouais je sais on s'en doute mais on sait jamais y'a des cons partout. J'ai trente-six lunes, j'suis pas ben vieille hein ? Il paraît que j'suis une chef au Clan de l'Ombre, moi j'ai surtout l'impression d'jouer la godiche sur une pierre dans un asile pour demeurés. J'ai un frère chéri,Esprit des Chimères, et une soeur adorée, Âme Bohême.


Ce qui frappe le plus chez Vipère, c’est peut-être ses yeux. Chez une jeune de son âge, avez-vous souvent vu un regard aussi blasé, désillusionné ? Alors c’est vrai, ouais, elle a d’beaux yeux, de vrais beaux yeux, d’un vert irisé de jaune et d’or, profonds, brillants, non, scintillants, mais toujours avec cette lumière désabusée au fond. Elle regarde le monde comme si rien n’en valait vraiment le coup, avec vivacité c’est vrai, mais sans réel intérêt. Peut-être qu’au fond elle a raison, et que y’a rien qui le vaut, ce foutu coup.
Elle fait pas la gueule, enfin pas vraiment, elle sourit pas tout le temps, elle a pas l’air jouasse, elle donne pas envie d’aller vers elle, mais parce qu’elle a pas envie d’aller vers les gens, parce que ça se voit dans sa démarche qu’elle est pas pareille, parce que quand elle sort de la tanière les autres la regardent en murmurant sur son compte, à « l’autre tarée ». C’est pas qu’ils pensent qu’elle est folle, non, juste qu’elle est pas comme eux, et ils ont jamais su quoi d’autre dire, sinon qu’elle était teubée. Alors ils la regardent marcher de son allure assurée et souple, comme si rien ni personne ne pouvait la faire tomber, ils regardent son corps maigre et élancé qui ondule sous son pelage fauve et tigré. Pas très grande, les os presque saillants, elle attire malgré tout, parce que malgré son physique un peu trop maigre, malgré son regard blasé, malgré son visage souvent fermé, elle respire la vie. Plus que n’importe qui.
Et puis elle ne combat jamais, aussi. Elle préfère courir, comme un lapin, ouais. Autant elle affronte en face tous les problèmes mentaux, autant en combat elle préfère se tirer. Lâcheté ? Vous foutez pas de ma gueule. Avec sa carrure dans tous les cas elle perdrait. C’est plutôt l’instinct de survie. L’humilité. Parce qu’elle est pas folle, qu’elle veut pas crever aussi bêtement. Ca vaut pas vraiment le coup. Alors elle se tortille comme une anguille et elle court, puisqu’à défaut d’être forte, elle est agile, rapide et surtout très endurante. Même si un coup de patte dans la tête l’envoie chez Morphée.
C’est vrai que même d’extérieur, elle est un peu bizarre, pas très engageante, et à la fois sacrément attirante. Elle a cette prestance des gens qui ne sont pas formatés comme les autres, chez qui il y a eu une couille dans l’installation du logiciel de ressemblance.
Et qui, en plus, en sont fiers.



« Connasse » est sûrement l’insulte qui sied le plus à Vipère.
Salope n’aurait pas été, elle est trop fidèle ; pas assez vénale pour poufiasse ; pas assez débile pour bouffonne ; mais elle est une véritable connasse. Cassante, méprisante des fois, cinglante, elle se fout du tact et du politiquement correct ; ce qui lui importe, c’est de dire ce qu’elle pense. Elle se fiche de la bienséance, et si celle-ci ne correspond à ses idées, elle ne la respectera ; si elle juge les règles normales et acceptables, elle s’y pliera. Alors vous imaginez, les règles de respect envers un autre chef, si elle le considère comme le plus beau salaud de la forêt, elle n’envisage même pas de les respecter un instant, et n’hésitera pas à s’engager dans une joute verbale, peu importe le prix, quand bien même c’est une balafre en travers de la gueule parce qu’à défaut de manier les mots avec excellence, elle est une piètre guerrière. Pour cacher cette faiblesse, elle fait marcher son meilleur muscle, le cerveau : elle a la répartie cinglante qui blesse et heurte, et une capacité assez rare à s’exprimer de façon fluide et convaincante. Attachée à l’histoire de son Clan, avec une excellente mémoire sur les faits importants, elle sait mettre en relation différents faits pour en faire des arguments imparables, qui déstabilisent assez souvent. Par sa harangue, elle peut tout aussi bien empêcher une guerre que la déclencher, mais par intérêt envers son Clan elle préfère le plus souvent faire appel à son minuscule fond de diplomatie pour sauver les meubles. Parce que oui, malgré tout, elle a un minimum de sens du correct, et parvient quelque fois à ravaler ses piques brûlantes en serrant très forts les dents et en plantant ses griffes dans le sol, pour éviter de s’embarquer dans une situation qui, elle le sait, l’épuisera juste davantage que ce qu’elle n’est déjà.

Au fond, Vipère est fragile. Tellement fragile qu’elle s’est construit une coquille d’acier avec son ironie mordante, parce que depuis toute petite, elle a pris le rôle de la grande sœur, de celle qui protège, de celle qui détruit le premier qui touche à un cheveu de sa fratrie, qu’elle protège comme la prunelle de ses yeux. Pardon, qui est la prunelle de ses yeux. Pour eux, elle irait jusqu’au bout du monde, peu importe si ça la saigne, peu importe si ça la tue ; pour elle, elle s’est jurée de toujours paraître forte, et enfouit au plus profond d’elle le moindre de ses problèmes. Ses troubles du comportement alimentaire pour commencer. Elle alterne les phases de jeun total avec celles où elle se gave de nourriture, au point de s’en sentir malade, mais se tait et enfoui tout au fond d’elle par peur que Chimère et Bohème ne s’inquiètent pour elle, voire pire, par peur qu’ils essaient de la protéger. C’est vrai quoi, la protectrice, c’est elle, c’est son boulot, on ne va pas lui voler son rôle tout de même ? Ce serait humiliant, ce serait rabaissant, ce serait comme si elle n’était pas assez bien pour être celle qu’elle a toujours été. A vrai dire, elle souffre aussi d’une sorte de complexe d’infériorité, elle est persuadée que lorsqu’elle entend un rire derrière elle, c’est qu’on se moque d’elle, elle est persuadée qu’elle ne vaut pas le coup, qu’en réalité elle n’est pas assez bien, mais enfoui tellement bien ces peurs irrationnelles qu’elle en vient à les oublier, jusqu’à ce que, la nuit venue, tapie dans sa tanière solitaire de meneuse, elles ne lui retombent dessus comme autant de harpies.

Alors on récapitule. Connasse, cynique, cassante, se foutant bien des règles et du politiquement correct, faisant comme bon lui semble, mais en réalité hantée par des peurs dont elle n’a jamais pu se défaire, persuadée qu’elle doit tout intérioriser, et avec le sentiment d’être moins bien que tous les autres, alors que, paradoxalement, elle se trouve justement au-dessus dans la hiérarchie.
Compliquée, Vipère ? Et puis quoi encore !


« Toi et moi, on s’était dit pour la vie, pour toujours, jusqu’à jamais, jusqu’au bout du monde, jusqu’au bout de notre corps, jusqu’au bout de notre âme, jusqu’à ce qu’on en puisse plus, jusqu’à ce que tout s’effondre, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus que de la cendre, jusqu’à ce que le monde s’arrête de bouger, jusqu’à ce que la terre s’arrête de tourner, jusqu’à ce que le ciel nous tombe sur la tête, jusqu’à ce que nos cœurs s’arrêtent. Tu te souviens ? Tu te souviens … ? »