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 ÂME BOHÈME ▬ There's a lady who's sure all that glitters is gold.

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Âme Bohème
Chaton ♥


Vos félins ♥
PUF ▬: Crêpe
Nom(s) ▬: Âme Bohème & Nuage du Volcan
Légende ▬:

MessageSujet: ÂME BOHÈME ▬ There's a lady who's sure all that glitters is gold.    Dim 4 Mai - 14:49




ÂME BOHÈME



Sexe ▬ Femelle
Âge ▬ Trente-six lunes
Ancien(s) nom(s) ▬ Petite Bohème - Nuage Bohème - Âme Bohème
Famille ▬ Étoile des Vipères ; Sœur
Esprit des Chimères ; Frère
Clan ▬ Clan de l'Ombre
Rang ▬ Lieutenante
Liens affectifs ▬ Rire des Perruches ; ancienne mentor
▬ PHYSIQUE


Âme Bohème est d'une nature curieuse, aussi ses yeux couleur d'ambre sont toujours hésitants, cherchant sans cesse une nouveauté qui lui aurait échappé. Son visage est capable d'afficher une multitude d'expressions, sans honte ni gêne.

La lieutenante possède également un pelage tigré de roux aux raies claires et plus foncées, une fourrure qui fait sa fierté et dont elle s'occupe savamment chaque matin, ce qui se révèle ridiculement simple tant son poil est court. Elle n'est pas précieuse au point de rechigner à mettre une seule griffe dans la boue, mais tient à se tenir toujours propre sur elle, aussi étincelante que son caractère.

D'une taille acceptable, elle ne peut s'empêcher de rire à la vue de son frère et de sa sœur, de bien petits félins comparé à elle. Elle n'est cependant pas taillée pour le combat, malgré ses efforts, son corps fin tend à la prédestiner aux courses et aux prouesses d'agilité. Elle n'excelle cependant dans aucune de ces disciplines, tant son obsession pour le combat, pratique essentielle à son rang, prime sur les autres capacités qu'un lieutenant se doit de posséder.

▬ CARACTÈRE

Bohème est plutôt du genre à ne se soucier absolument de rien. Éternellement protégée par sa famille, elle semble n'avoir jamais connu le malheur et la tristesse. Elle est, à juste titre, la boule de lumière dans la vie de son frère et de sa sœur. Elle ne sait cependant presque rien faire seule et ne se méfie de personne. Candide à excès, elle est même tête en l'air et oublie facilement ses obligations de lieutenante.

Elle n'est cependant pas idiote et possède une curiosité accrue, toujours à la recherche de nouvelles découvertes et connaissances. Elle sait faire preuve de sagesse lorsque le contexte l'y pousse, mais est principalement dirigée par ses penchants enfantins. Sans surprise, elle est très douée avec les enfants et sait généralement s'attirer leur sympathie. Elle y parvient néanmoins moins bien avec ses compatriotes de son âge, qui ne comprennent pas cet air constamment étonné et ces yeux luisants, qu'eux ont perdu depuis bien longtemps.

Elle ne souffre pas d'être si différente. Bohème a apprit que la différence n'était ni une honte, ni une fierté. Ou tout du moins, c'est ainsi qu'elle la perçoit désormais. Les remarques désobligeantes ne la blessent pas, mais l'intriguent. Elle ne comprend pas le besoin de certains à se montrer mesquins et désirerait connaître leurs motivations profondes.

Elle admire profondément sa fratrie, toujours à ses côtés pour la ramener sur le droit chemin, et sans laquelle elle ne s'imagine pas. Elle a su également être là pour eux lorsqu'ils passaient à travers des moments difficiles, et s'est efforcée d'être l'explosion de lumière qui leur rappelait qu'ils étaient en vie. Il ne faut pas croire que Bohème ne sait pas voir le malheur des autres. Elle le voit même presque souvent mieux que les autres et ne peut l'ignorer. Elle ne sait juste pas comment se débrouiller pour chasser la tristesse d'un autre, et s'y prend si maladroitement qu'elle énerve plus qu'elle n'aide.

Beaucoup la perçoivent comme une godiche, mise là où elle n'aurait jamais dû être. Mais elle pense profondément que là est sa place, et qu'elle doit honorer le choix de sa sœur, du mieux qu'elle peut. Sa maladresse la peine parfois, mais elle donne tout ce qu'il y a en elle pour faire la fierté de son Clan, même si elle sait ne pas avoir été prédestinée pour ce titre. C'est pourquoi ses yeux brillent toujours avec cette lueur curieuse et déterminée à être heureuse : quoiqu'ils disent, il n'y a pas d'autre endroit où elle pourrait être. Sa place est auprès de sa fratrie, et le sera sans doute à tout jamais.

▬ HISTOIRE


    PETITE ENFANCE

    " Les crocodiles vivent cent ans ; les roses trois jours. Et pourtant, on offre des roses. "


Quand j'étais petite, j'avais déjà un frère, Petite Chimère, et une sœur, Petite Vipère. C'est drôle, je suis la seule qui n'a pas un nom qui rime avec celui des autres. Enfin. J'ai toujours été la protégée, je crois. J'avais ce qu'on appelle un souffle au cœur. C'est une histoire où les deux parties de mon cœur sont reliées par une petite fente dans la paroi censée les séparer. Moi, ça me fait rire, parce que j'ai le cœur avec les deux côtés qui peuvent se parler, alors que les autres ont des cœurs en deux parties.
Mes parents m'ont choyée et protégée, plus que Chimera je pense. Il avait une malformation des griffes, lui. Mais on s'occupait plus de moi, parce qu'un souffle au cœur, on peut un mourir. Une malformation des griffes, apparemment, ce n'est pas grand-chose.

On sortait souvent, Vipère et moi. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris la vraie raison de ses fugues à elle : je voulais explorer, elle voulait s'en aller. Ce n'est pas étonnant, la plupart des chatons n'étaient pas gentils avec elle. Je n'ai jamais compris pourquoi. Mais Vipère, contrairement à moi et Chimère, elle criait beaucoup. Elle s'énervait, frappait du pied, et obtenait ce qu'elle voulait. J'ai toujours trouvé cette capacité remarquable, même si je déteste la voir en colère. Et peut-être que les autres aussi n'aimaient pas la voir en colère, mais je ne pense pas que c'était pareil.

Quand j'y repense, on était un peu écartés du reste des chatons. Vipère m'a expliqué, dans le temps, qu'on était différents, tous les trois. Qu'on avait un truc. Un truc qui nous rendait à part, et que ce n'était pas une honte, pas une honte et qu'on devait plutôt en être fier.
Elle me l'a dit le jour où on a apprit que Petite Chimère ne serait jamais guerrier. Et j'ai pleuré, ce jour-là, parce que ce n'était pas juste. Le Clan des Etoiles n'était pas juste. Là est encore ma plus grande incompréhension : comment nos ancêtres, si bons, si vertueux, pouvaient avoir fait ça à mon frère ? C'est là que j'ai compris, que, peut-être, tout n'était pas fait le mieux du monde, et que la justice n'était pas le centre autour duquel gravitait l'univers.

    APPRENTIE

    " Il n'était même pas sûr d'être en vie puisqu'il vivait comme un mort. " - Albert Camus.


On m'a nommée apprentie. Je n'ai rien senti de différent chez moi suite à ma nomination, alors qu'on me la vantait comme étant une étape cruciale dans mon existence. Pour être honnête, j'étais très déçue du cérémonial et de tout ce qui s'en suivait. Le seul privilège supplémentaire que j'ai d'abord vu à cela, c'était de pouvoir enfin voir à quoi ressemblait l'intérieur de la tanière des apprentis. Oh, pour ne pas mentir, j'en avais déjà exploré plusieurs fois l'intérieur sans permission, mais je n'avais pas pu la détailler car on me ramenait rapidement près de ma mère en disant qu'il fallait mieux me surveiller. Je ne vois pas pourquoi on lui criait dessus alors que c'était moi qui était en faute.

Mais ensuite, j'ai compris tout le nouveau monde qui s'offrait à mes yeux. Bien sûr, cela ne satisfaisait jamais mon immense curiosité, mais déjà une grande partie m'était désormais accessible. Je n'avais cependant pas le droit de sortir sans un adulte, ou ce que l'on appelait un mentor. Un mentor était un maître, un guide, en quelque sorte, un troisième parent, en théorie. Mais j'ai eu de la chance que la théorie devienne pratique. Mon mentor était comme une troisième mère, et je l'affectionnais énormément.

Mon professeur se nommait Rire des Perruches. Elle était élégante et féminine. Cette dame défendait farouchement la justice et riait souvent.

« - Comment tu t'appelais, avant ?
- Petit Rire. Je ne sais pas pourquoi mes parents m'ont appelée comme ça, peut-être pour voir la vie du bon côté, qui sait ?
»

Elle honorait son nom, et son sourire était toujours éblouissant de franchise. Je pense n'avoir jamais rencontré quelqu'un de plus brillant que Rire des Perruches. Car, non contente d'avoir un caractère étincelant, elle était très belle. Son pelage court et tricolore, toujours bien lustré, mettait en valeur ses muscles puissants. C'est elle qui me donna le goût du combat, même si je ne suis toujours pas douée pour ça.

« - Tu penses que je serais lieutenante, un jour ?
- Sans nul doute, Nuage Bohème. On a tous besoin d'un peu de soleil quand il fait gris.
- Je suis le soleil dont tu parles ?
- Bien sûr. Tu éclaires déjà bien des gens autour de toi. Mais certains voient en toi une personne qui pourrait les éclipser par ta lumière, fais attention.
- Les quoi ?
- Ce n'est rien, Bohème, je pensais tout haut.
»

Et souvent, nos conversations finissaient ainsi. Je n'étais pas le moins du monde frustrée par de telles réponses, car je n'avais aucun manque à combler. Rire des Perruches s'occupait de moi comme de sa propre fille. En réalité, elle n'avait jamais eu de compagnon et ne souhaitait pas en avoir, " pour rester libre " comme elle disait souvent. Et de ce fait, elle n'aurait jamais d'enfants. Je pense que maman lui en voulait un peu. Elle me chérissait elle aussi, et ne supportait pas que Rire des Perruches lui vole l'amour que je lui portais.

Maman disait souvent aussi que Rire des Perruches ne se souciait pas assez de mon souffle au cœur. Il était vrai que je m'essoufflais vite et que je ne serais jamais la plus forte des guerrières, mais je voulais donner tout ce que j'avais. Je voulais bouger, profiter de la vie, enfin bref, vivre, tout simplement, et cela, Rire des Perruches l'acceptait, avec la condition de me modérer pour ne pas mettre ma santé en danger.

On disait de Perruche qu'elle était trop attachée à moi, et des guerriers la mettaient en garde. Elle devait être un professeur, et non pas une amie. Mais elle se fichait apparemment comme d'une guigne de ce qu'on lui disait. Elle faisait comme elle l'entendait, et ses méthodes d'apprentissage lui paraissaient justes. En conséquence, elle continuait sur la même voie, sans changer son comportement envers moi d'un iota. Pour ma part, je ne voyais aucun problème à ce que Rire des Perruches soit ma seconde mère et soit gentille avec moi.
Et, avec du recul, elle m'a dit qu'elle s'était peut-être trompée, vu ce qu'il s'était passé par la suite, même si elle ne regrettait rien.


Vipère et moi, on a été nommées le même jour. J'espérais vraiment que cette cérémonie serait différente de la précédente, ce qu'elle ne fut pas. Toujours aussi solennelle, plate, pré-conçue. Mais, cette fois-ci, je voyais plus loin. Je m'imaginais déjà, gambadant à ma guise, pouvant enfin sortir des entrailles du campement sans condition.
A la fin du discours du chef, on scanda nos nouveaux noms.

« ÂME BOHÈME ! CHANT DES VIPÈRES ! »

Enflammée, exaltée, ma tête tournait, les cris, les espoirs, mon imagination s'emballait, et j'étais fière, si fière d'être enfin arrivée à ce stade, à voir briller dans les yeux de mes parents, de Rire des Perruches, et surtout de Nuage Chimères, cette lueur fière et attendrie, que ma gorge émit ce cri :

« Nuage des Chimères ! Nuage des Chimères, regarde, regarde, je suis enfin guerrière, tu … »

Ma voix se brisa lorsqu'autour de moi se fit le silence le plus total. L'assemblée s'était soudain faite muette, comme pétrifiée par un sort inconnu. Je ne comprenais pas pourquoi toute cette liesse cessait soudain. Avait-on déploré un mort à l'instant ? Avait-on déclaré la guerre ? Avait-on décelé une présence dangereuse proche de blaireaux ?
Pas un seul instant je n'avais imaginé que j'étais la cause de cette consternation générale. J'analysais encore les visages dans l'assemblée. Certains riaient, mes parents baissaient la tête, Nuage des Chimères avait l'air perdu, et d'autres avaient un air de désapprobation ou de mépris. J'étais un peu apeurée par ce silence, et je susurrais à Vipère :

« Pourquoi ils ne parlent plus, Vipère ? »

Et ensuite, j'ai subi les évènements, sans un sursaut de conscience. Le chef était profondément mécontenté. J'avais brisé la veille qui suivait tout baptême de guerrier, j'avais brisé la tradition et ainsi mon droit d'accéder à mon poste de guerrière. Du moins, dans l'immédiat. J'avais fait preuve d'irrespect, et je n'avais pas su suivre les directives les plus élémentaires, j'avais ruiné le moment de ma vie.
Et Vipère barra la route de tous ceux qui me hurlaient dessus. Elle hurla aussi. Je ne comprenais rien, je ne suivais plus rien, j'étais absolument éberluée. Était-ce donc si grave, d'avoir voulu m'enquérir de ce que mon frère pensait de moi, en cet instant précis, en cet instant si important dans ma vie ? Visiblement, pour eux, oui. Mais, n'ayant pas vu ma faute, je ne pouvais ni me justifier ni m'en vouloir.

Le débat fut clôt longtemps après l'intervention de Vipère. Il fut décidé que notre baptême serait reporté, " pour nous donner une leçon ". En me défendant, Vipère, qui n'avait rien fait de mal, s'était mise dans le même sac que moi. Après notre retour à la tanière des apprentis, où tous évitaient soigneusement d'être sur notre passage, et où une vague de murmures grandissait, je souris à Vipère.

« Merci beaucoup. Je t'aime, Vipère. »

Et j'avais mis toute ma sincérité dans ces quelques mots.


Rire des Perruches avait eu l'air peinée. Je ne sais pas trop si elle l'était plus pour elle ou pour moi. Beaucoup se moquaient d'elle et disaient qu'elle était " incompétente ". Je trouvais cela aussi injuste que le sort qu'on avait assigné à Nuage des Chimères. Son sourire était un peu moins lumineux, ses yeux un peu moins éclatants.

« - Tu es triste, Rire des Perruches ?
- Non.
- Alors pourquoi ton visage ne dit pas pareil ?
- De quoi ?
- Tes yeux. Il y a un orage à l'intérieur.
»

Elle eut un sourire faux, et cela me peina profondément.

Plus tard, nous fument de nouveau nommées. Le baptême se déroula comme prévu, et j'accédais enfin au titre de guerrière, sous le nom d'Âme Bohème. Nuage des Chimères passa également au grade supérieur, en devenant guérisseur sous le nom d'Esprit des Chimères. Il avait l'air largement plus heureux qu'au début de son apprentissage, et je m'en réjouissais sincèrement.


    GUERRIÈRE

    " La maturité de l'homme, c'est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant. " - Friederich Nietzsche.


Je me suis sentie totalement hors du monde des guerriers durant un long moment. Mes anciens camarades apprentis me regardaient comme une inconnue, et les nouveaux guerriers me voyaient comme une ancêtre maladroite. Mais à grands renforts de sourires et de bonne humeur, on m'offrit une place au sein de la tanière des guerriers, et on me considéra enfin comme telle.

Chant des Vipères paraissait totalement hors des gens, hors du temps et hors d'elle-même. Je m'extasiai de l'humeur délicieuse et de l'aura de bonheur qui se dégageaient de ma sœur, tout en me demandant ce qui avait bien pu provoquer ce changement radical chez elle. Cela dura assez longtemps, sans que je su trop en expliquer la cause, mais j'étais terriblement heureuse pour elle.

Hélas, d'un jour à l'autre, sa merveilleuse humeur se métamorphosa en un mutisme profond et elle était inatteignable. Mes pitreries autant que les mots réconfortants de Chimère eurent du mal à l'atteindre. Mais je me levais, chaque matin, un sourire aux lèvres, rendais une rapide visite à Esprit des Chimères pour m'enquérir de son état et de son avis sur celui de Vipère, et me précipitais chez ma sœur, prête à lui donner tout le bonheur que je portais en moi.
Je ne cessais de lui parler du bleu du ciel, du printemps timide qui s'annonçait, avançant à petits pas au fil des jours, semant pâquerettes et feuilles nouvelles sur les sols et les arbres.
Je lui expliquais la naissance de la libellule à laquelle j'avais une fois assisté, comment elle sortait de sa coquille de larve et dépliait consciencieusement ses ailes, de peur de les froisser.
Je lui racontais nos moments d'enfance heureux, je lui rappelais tout ce que nous avions partagé et tout ce qu'il restait encore devant nous.

Malheureusement, j'avais le sentiment que tout cela ne suffisait pas. Chimère et moi, chacun à notre manière, nous gardions notre sœur adorée debout, sans pour autant réussir à la faire se dresser.
Cependant, un jour, je lui tenais un discours, banal à mes yeux, mais qui n'en gardait pas moins une profonde sincérité.

« Tu sais, Vipère, tu as un cœur en deux parties. Mais ce n'est pas grave. C'est juste que comme j'ai un cœur unifié, je ne comprends pas comment le tien fonctionne, et j'ai l'impression que toi non plus, tu ne comprends pas. Tu as l'air d'avoir des épines à l'intérieur, tu sais, comme ces colliers que les Bipèdes mettent aux cous de leurs chiens, avec les piques vers l'intérieur. Tu n'es pas heureuse, et tu empales ton cœur sur ces épines, tant et si bien que même moi je le vois. Tu sais, tu pourrais être heureuse. »

Même si ce que je disais ne me semblait pas différer de ce que je proférais habituellement, Vipère se redressa d'elle-même dans les jours qui suivirent. Je ne savais pas encore, à l'époque, que c'était moi qui avait provoqué une telle chose. Et, bien que je n'ai jamais vraiment saisi ce qu'il s'est passé durant cette période, je suis heureuse d'avoir aidé ma grande sœur.

    LIEUTENANTE

    " S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème. " - Jacques Rouxel.


Puis, bien plus tard, Vipère est passée chef. Notre ancien chef, qui avait été autrefois son mentor, l'a désignée comme si ce choix relevait de l'évidence. Apparemment, il ne l'était pour personne sauf lui. Après cette nomination précipitée, Vipère, déboussolée, se précipita dans la tanière de Chimère, où je discutais avec ce dernier.

Très calme, je tentais de la réconforter en lui disant qu'elle ferait une excellente chef, et qu'elle n'avait pas été choisie au hasard. En souriant, je précisais que le problème sur la santé mentale de notre chef se serait posé si j'avais été nommée comme nouvelle tête du Clan de l'Ombre.

Lorsqu'elle sortit, Chant des Vipères ne savait que faire, et j'étais étonnée de la voir si perturbée. Je la voyais comme un être sûr de lui, avec ses instants de faiblesse, mais incapable de se montrer si hésitant en public. Et la réponse qu'elle offrit à ceux qui réclamaient le nom d'un nouveau lieutenant ne firent qu'amplifier mon sentiment.

« Je … Euh … Âme Bohème. Le nouveau lieutenant est Âme Bohème. »

Je n'ai pas réalisé immédiatement l'ampleur d'une telle déclaration. Puis, quand je fis le lien, un sourire ravi, qui parut déplacé à beaucoup, apparut sur mon visage. Puisque tel était le choix de notre nouvelle chef, il me fallait l'honorer. Je m'inclinais respectueusement devant ma sœur, et pris en charge le Clan lorsqu'elle partit faire son voyage à la Pierre de Lune.
Cette annonce en surprit et en mécontenta plus d'un, certains maugréant que le Clan de l'Ombre fonçait droit dans le mur, avec des rigolos pareils à sa tête. Moi, je trouvais ce choix parfait. Ainsi, mon frère, ma sœur et moi étions plus proches que jamais, et j'étais sûre de pouvoir assurer un tel rôle, si Vipère m'en avait jugée capable.

Avec un nouveau sourire, je l'accueillais à son retour de la Pierre de Lune.

« Bienvenue, Étoile des Vipères. »


CRÊPE
Comment as-tu trouvé le fo' ? ▬ Moce et Deathy m'ont traînée ici :B
Ton avis dessus ? ▬ Un peu laid mais je supporte :B
Codes ▬ je déteste me laver.



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