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 Étoile Nocturne ▬ Meneur du Tonnerre.

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Boule de Miel
Administratrice ◊ Chef du Tonnerre.


Vos félins ♥
PUF ▬: Croket ▬ Cro'.
Nom(s) ▬: Étoile Nocturne ▬ Poussière de Soleil ▬ Petite Rivière ▬ Atome.
Légende ▬:

MessageSujet: Étoile Nocturne ▬ Meneur du Tonnerre.   Mar 29 Avr - 18:42


▬ Étoile Nocturne ▬
Thème ♪♫



Nom ▬ Étoile Nocturne
Sexe ▬ Mâle.
Âge ▬ Soixante dix-huit lunes. Soit sux hivers et six lunes. ( 22.7.14 )
Liens du sang ▬
  • Père ▬ Nuit Tigrée. ( † ) Respect, même si peu connu.
  • Mère ▬ Vent d'Hiver ( adoptable ) ; Sensation d'abandon, de trahison. Mais amour inconditionnel et persévérance à la soigner.
  • Sœur ▬ Poussière de Soleil ; Tendresse, amitié, soutien.
Noms antérieurs ▬ Boule de Nuit ; Nuage Nocturne ; Murmure Nocturne.
Clan ▬ Tonnerre.
Rang ▬ Meneur.
Liens affectifs ▬
▬ Description Physique ▬


Notre chat possède un pelage d'un noir d'encre qui se fond dans la nuit comme un brin d'herbe dans une prairie, comme une feuille dans la parure d'un arbre ou encore une aiguille de pin au milieu de ses jumelles.
La seule chose qui trahit sa présence dans l'obscurité, ce sont ses yeux dorés. Ses prunelles iridescentes semblent brûler, pétillantes de reflets mordorés et ocres. C'est un regard perçant et profond, qui semble vous sonder et deviner vos secrets enfouis le plus loin dans votre coeur. Evidemment ce n'est qu'une impression, si un chat avait la capacité de lire dans les esprits, cela se saurait !
De carrure, Étoile Nocturne est dans la haute moyenne en terme de taille. Il est néanmoins fin et ses muscles ciselés saillent sous son poil sombre. En somme il est plus taillé pour la vitesse et la souplesse que la force pure, même s'il se défend un minimum dans ce domaine. Autre détail, sous sa patte avant gauche, un zébrure grise barre ses coussinets noirs. C'est une vieille cicatrice datant de son enfance, mais elle n'a jamais disparue.

▬ Caractère ▬


Notre mâle est caractérisé par son sens de l'honneur et de la justice, par son grand coeur et sa douceur. En effet, Etoile Nocturne est un chef patient, serein et très compréhensif. Il a un immense respect pour le code du guerrier et le clan des étoiles, même s'il considère certaines de leurs lois désuètes.
Félin noir au calme olympien cache bien son jeu. Car si d'apparence il est reste bien souvent tranquille et avenant, toujours souriant, en lui s'animent de violents déchaînements de sentiments que seul son regard trahit. La colère l'atteint rarement, car il a apprit à accepter la douleur et la peine, à cause de sa jeunesse et surtout, à cause de sa mère. Néanmoins, il arrive que le meneur fasse preuve d'impulsivité et de créativité.
S'il est plutôt du genre silencieux et solitaire, il apprécie quand même les joutes verbales et les jeux de séductions. Plutôt bon joueur, il ne se lassait pas de flirter avec toutes les jolies femelles qui croisaient son chemin. Sans jamais aller au delà des mots sucrés. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que tout son être vibrait pour Fleur Sauvage, la très jeune guérisseuse. C'est alors avec elle qu'il usera son énergie à séduire et à aimer.
Comme tout mâle, il reste cependant autoritaire, un peu misogyne et accepte peu les conseils, même avisés, de sa lieutenante et de son ami, Griffe de Ronces.
Ses actes et son sens de la loyauté sont directement guidés par son coeur. Ce sont les émotions qui font avancer notre chat. Malgré tout, il sait rester juste et impartial lorsqu'il s'agit du clan. Au final, il est bien plus sérieux et noble en tant que meneur, qu'en tant que mâle.
En définitive, Etoile Nocturne est un matou très compliqué et versatile. Mais c'est pur ça qu'on l'aime !

▬ Histoire ▬


Notre mâle parle très peu, voire jamais de son passé, de sa jeunesse. La mort de son géniteur, couplé à la folie de sa mère à la mémoire défaillante l'ont profondément blessé, aussi garde-t-il le silence sur cette période difficile. La fin de son apprentissage n'a pas pu être une grande joie. L'absence de sa mère a entaché la cérémonie qui a fait de lui un guerrier à part entière. C'est parce qu'il s'était murer dans un mutisme presque complet qu'on le nomma Murmure Nocturne. Beau, ténébreux, silencieux et à l'écoute. Il n'en fallait pas plus pour les jeunes chattes du clan. Le chasseur au poil noir n'a donc pas vraiment eu l'occasion de faire ni le deuil de son géniteur, ni celui de la maladie dégénérative de sa mère. Ce manque de solitude l'aura rendu plus taciturne et discret encore. Et sans doute aussi enragé envers toutes ces femelles minaudant autour de lui. Mais il avait été élevé dans le respect de la gente féminine, et Poussière de Soleil, sa douce et flamboyante soeur, savait le calmer et le rassurer.

De longues lunes passèrent ainsi, où le guerrier montra ses talents de chasseurs et son aptitude au combat. S'abîmant dans l'entraînement et l'action constante pour ne penser à rien d'autre, repoussant ses limites toujours plus loin et reléguant son besoin de repos au dernier plan, Murmure Nocturne devint très vite le guerrier en qui on avait confiance, celui qu'on appelait dès qu'on avait besoin de quelqu'un. Après tout, il était serviable, ne rechignait jamais à la tâche, et surtout, n'ouvrait le museau que pour des phrases courtes et bien choisies. Par ce biais, le clan dû reconnaître qu'il possédait un cerveau plutôt performant, une patience à toute épreuve, un sens aiguisé de la justice, et qu'il était la compassion incarnée. En effet, malgré tout, il trouvait encore le temps et l'envie de soigner sa mère, de la laver, de lui apporter à manger et de lui parler, encore et encore, pour qu'elle se souvienne de lui, de sa soeur, d'avant. En dehors de sa cadette, Vent d'Hiver était la seule avec qui il discutait vraiment. Même si cette dernière le rejetait constamment.

Peu à peu, Murmure Nocturne sentit son coeur s'apaiser au fil des saisons. Voyant que sa soeur s'éloignait pour vivre sa vie de guerrière, que l'état de sa mère se dégradait et que le monde continuait de tourner. Alors ses prunelles si chaudes se posèrent en un regard neuf sur le monde et sur son clan. Le chasseur commença à sourire plus souvent, à rire avec ses congénères et surtout, à se laisser séduire par les femelles qui lui tournaient autour, tout en les séduisant à son tour. Enfin, il respirait à nouveau. Et même encore avec ces nouveaux moments de détente et de jeux, le chat noir trouvait encore à chasser pour la meute, soigner sa mère et passer du temps avec elle. Il aidait encore les anciens, et entraînait son apprenti tout en participant aussi aux patrouilles du clan. Tout allait pour le mieux. Si beaucoup de ses compagnons étaient jaloux de sa popularité et de ses capacités, ils restaient respectueux et au minimum amical avec lui, car même eux ne pouvait s'empêcher de l'apprécier. Ce matou avait tout pour lui.

Ne manquait pour sa gloire totale, qu'une belle compagne pour l'accompagner. Et encore, car il était bien entouré. Et pourtant... Il y avait bien cette jolie demoiselle au pelage de feu et au yeux olive. Murmure Nocturne était fasciné par les prunelles limpide et pâle de la femelle. Les cycles du soleil passa plusieurs fois avant qu'il ne se décide à répondre aux avances de la belle rousse. Nuage d'Automne était son nom. Car elle était encore une apprentie. Pendant deux lunes, ils jouèrent ensemble, se cherchant l'un l'autre, chassant souvent ensemble, patrouillant à deux. L'emploi du temps déjà très chargé du mâle couleur nuit trouva pourtant de la place pour la chatte. Et pourtant il refusait d'officialiser leur relation. Après tout, passer du temps ensemble, ce n'était pas ça qui leur donnerait des chatons. Et à son jeune âge, il était loin de l'idée de maternage. Même si Feuille d'Automne lui rappelait régulièrement qu'elle, elle en avait envie dès le moment qu'elle aurait son nom de guerrière. Le chasseur ne savait pas s'il voulait se lier à elle ainsi. S'il l'appréciait beaucoup et la trouvait très agréable à reluquer, il ne voulait pas de ça avec elle.

Surement parce qu'elle considérait comme adorable qu'il continue à s'occuper avec autant de tendresse de Vent d'Hiver, alors qu'elle ne le reconnaissait même pas, et le mordait régulièrement. Pour lui ce n'était rien d'autre que le pouvoir du lien du sang. Une colère sourde le prenait lorsqu'ils avaient cette discussion, et il partait en courant, la queue haute et les crocs serré, chasser pour se calmer. Après tout, même s'il était d'un naturel calme, à vingt-cinq lunes, un mâle reste fier et impulsif. Un matin de saison froide, quelques temps après que Nuage d'Automne devint Feuille d'Automne, cette dernière alla trop loin en incitant le mâle à lui faire des chatons. Murmure Nocturne s'en alla donc, furieux, vers les Rochers au Soleil. Jour malheureux que ce jour-là. Les événements s'enchaînèrent très vite. Tout d'abord, il tomba truffe à truffe contre une patrouille ennemi de la Rivière sur leur territoire. Or il était seul. En se tapissant sur les rochers pour observer sans être vu, le chat ne posa pas les yeux sur le sol et ne vit pas le petit reptile sinueux qui oscillait vers lui. Quelques minutes plus tard, il ne put retenir un miaulement de douleur et de surprise lorsque le serpent le mordit à la patte avant gauche, déchirant ses coussinets avec ses crochets.

Alerté par le cris, deux groupes de chats lui tombèrent dessus presque simultanément. Le premier fût la patrouille de guerre du clan de la rivière. Ils étaient cinq. Et aussi courageux et combatif que fût Murmure Nocturne, il savait pertinemment qu'il n'avait aucune chance de l'emporter et de repousser l'ennemi. Par hasard, la patrouille de son propre clan, longeant les rochers, avait entendu son glapissement et avait accouru. Il se retrouvèrent donc à cinq guerriers du clan de la Rivière contre trois guerriers du clan du Tonnerre. Ils étaient loin d'être a égalité, mais le lieutenant du clan était de la patrouille. Ses muscles et lui étaient vifs et puissants. Il valait bien deux des ennemis en force. La seconde était une petite chatte tigrée qui venait juste d'être nommée guerrière. Quelques mots s'échangèrent, puis des feulements, et la bataille éclata avec violence. L'adrénaline emporta le matou noir, et malgré sa patte douloureuse et engourdie, il se lança dans le combat sans hésitation. Et l'horreur commença.

Tout d'abord, pour la premier fois de sa vie, il n'eut pas le dessus sur son adversaire, une chatte au pelage gris et lustré. Sa patte blessée refusait de le porter, aussi se retrouvait-il a rouler dans la poussière lorsqu'il voulait esquiver, et sur deux pattes quand il voulait bondir sur l'adversaire. Habitué à combattre l'épuisement par son quotidien, ce fût à l'usure qu'il eut la femelle et pu lui porter un coup de crocs à l'épaule qui la fit fuir et courir dans les jupons de sa mère. Il se redressa alors avec difficulté, souffrant le martyr avec sa patte, avant de se rendre compte qu'elle saignait abondamment. Surpris et inquiet, il marqua une hésitation qui permit à un chasseur de la Rivière de se ruer sur lui et de l'atteindre au ventre. Entre temps, la petite femelle nouvellement nommée guerrière s'était débarrassé de son adversaire et vint faire fuir le mâle au poil long qui bloquait la respiration de Murmure Nocturne en essayant de l'écraser. Pendant ce temps là, le lieutenant avait, lui aussi, repoussé un guerrier ennemi et roulait désormais avec le dernier d'entre eux en direction de la rivière. Ils tombèrent tout deux sur l'eau gelé qui craqua sous leur poids. Tout deux furent englouti par les flots glacés. Horrifiés, les deux guerriers du Tonnerre se ruèrent sur la berge en miaulant.

Mais il était trop tard, pour les deux chats. De l'autre côté, les chasseurs du clan de la Rivière miaulèrent des insultes à leurs ennemis avant de retourner à leur camp pour aller annoncer la nouvelle de la disparition de leur guerrier, afin de lui faire une cérémonie pour qu'il puisse rejoindre le clan des étoiles sans encombre. Murmure Nocturne et la petite femelle, eux, s'en retournèrent également pour rejoindre le clan. En chemin, le mâle sombre perdit connaissance. Épuisé et ayant trop perdu de sang à cause de la morsure de serpent, il était tombé inconscient dès que son taux d'adrénaline avait retrouvé un semblant de normalité. Lorsqu'il ouvrit les yeux, la fièvre l'avait prit et la douleur vrilla sa patte. Le guérisseur, Plume de Goéland, le repoussa sur la paillasse tandis qu'il se redressait pour regarder autour de lui. Des odeurs de plantes diverses lui assaillirent les narines. La tête lui tourna encore. Il obtempéra et avala les plantes proposés puis, quelques graines de pavots. Il eut le temps de voir que le matou changeait son bandage de toile d'araignée imbiber de sang avant de s'endormir profondément. Un appel de leur Meneur le tira de ses rêveries.

Avec l'aide du guérisseur, Murmure Nocturne se leva pour rejoindre l'entrée de l'antre du soigneur afin d'écouter et de participer à la réunion. Etoile Furtive commença par faire les louanges de son lieutenant décédé, puis elle entama les quelques mots qui devait permettre au mort de rejoindre les prairies des Grands Guerriers du passé pour chasser à leur côté. Le mâle noir posa ses prunelles chatoyantes sur la lune diaphane, haute dans le ciel. Il ne restait pas beaucoup de temps au Meneur pour donner le nom de son nouveau lieutenant, si elle voulait respecter la tradition. Au lieu de ça, l'étoile fit part du mérite de la jeune femelle tigrée qui s'était battu au côté du guerrier le matin là. Il la chercha des yeux et la vit rentrer la tête dans les épaules par timidité. Il sourit. Puis son nom tomba. Les oreilles du matou se redressèrent et regarda l'assemblée qui le fixait avec insistance, silencieuse. Il n'avait pas entendu. Il n'avait pas écouter, plutôt. Heureusement, le guérisseur répéta en chuchotant à son oreille, les derniers mots de la Meneuse. Le chat couleur nuit voulut se redresser et s'approcher du promontoire, mais sa patte l'en empêcha.

Il se contenta donc de faire un signe du museau respectueux et de remercier oralement Etoile Furtive. Il venait d'être nommé Lieutenant. La clan vint le féliciter en l'assaillant de mots de réconfort et de soutien. Sa soeur vint se frotter contre lui et lui lécha l'épaule. Vent d'Hiver cracha sur le sol en ruminant qu'on ne devait pas nommer de jeunes guerriers imprudents à un tel poste et s'en retourna dans l'antre des Anciens. Ce fût un nouveau nuage sur la promotion du mâle. Malgré tout, il répondit en souriant à tous, avant que le soigneur revoie tout le monde pour garder son patient au calme. Il lui expliqua alors qu'il devait éviter de poser la patte pendant plusieurs jours, et qu'il avait eu de la chance de n'avoir été mordu que par une couleuvre sans venin. Le matou acquiesça et passa la quinzaine de cycle du soleil suivantes à se remettre de sa blessure. Et,, enfin, il pu prendre ses fonctions. Il en profita pour faire un peu de place dans sa vie, et rejeta d'un coup Feuille d'Automne. Il ne voulait plus se laisser distraire par une femelle. Plus maintenant. Il avait aussi décider d'offrir à son corps du repos régulier et mériter sans pour autant négliger aucune de ses tâches précédentes.

De nombreuses saisons passèrent ainsi. La clan vit de nouvelles naissances grandir ses rangs, puis de nombreux apprentis devenir de fiers et de fidèles guerriers. Le temps passa, les conflits s'amplifièrent, puis la paix revint, et d'autres éclatèrent. Le vie continuait, et Murmure Nocturne était un des plus loyaux, des plus justes et des plus courageux lieutenants que le clan eu connu depuis bien des saisons. Il n'adressait plus la parole à Feuille d'Automne, qui elle, le déprimait terriblement pour avoir été repoussée. Une année s'était écoulée depuis... Et pour le mâle, tout allait très bien. Il n'aurait pas pu rêver d'une meilleure vie. Ce jour-là eut quelque chose de spécial. Après s'être occupée de sa mère, et avoir écopé de griffures sur le flanc, le lieutenant se rendit à la pouponnière félicita la reine qui venait de mettre bas la nuit passée. Il observa les chatons avec fierté. Ils étaient beaux et bien portants. Ils feraient de bons guerriers pour le clan. Ses prunelles d'or pétillante se posèrent sur un des chatons. Une petite blanc-beige dont les oreilles, le museau, la queue et les pattes étaient couleur grise pâle. Un sourire attendrie flotta sur les babines du mâle et il félicita encore une fois la mère avant de retourner à ses occupations.

Désormais sa vie était rythmée par les patrouilles, la chasse, les batailles, et les besoins du clan, toujours plus importants, car les naissances étaient nombreuses. Il surveillait de près les jeux des chatons, l'apprentissage des plus grands, car les tensions entre clans s'intensifiaient toujours plus et leur Meneur ne faisait rien pour apaiser ces nouvelles frictions. Leurs jeunes devaient donc se former à devenir de puissants guerriers pour protéger la clan. Murmure Nocturne avait raison de prendre cela à coeur et d'être aussi attentif. Car une nouvelle guerre opposa le clan de l'Ombre au clan du Tonnerre. Tous les guerriers et apprentis furent mobilisés. Ce fût une des plus longues guerres que connurent les chats de la forêt. Elle s'éternisa sur plusieurs lunes, et les combats se multiplièrent, avec toujours plus de hargne et de violence. Les pertes furent énormes pour les deux camps. Le Tonnerre vit son effectif divisé de moitié au moins. Etoile Furtive du clan perdit deux vies lors de ces combats. Et fût emporté la saison froide suivante à cause d'une fièvre survenue à la suite du'ne morsure au cou. Le lieutenant prit donc la place de son meneur, et le clan des étoiles lui offrit neuf vies. Lorsqu'il revint de son voyage, il était devenu Étoile Nocturne et son regard d'or si pétillant, palpitait d'une nouvelle détermination...

Fort de ses convictions et aidé de Perle d'Ambre, une jeune femelle qui avait prouvé sa valeur, qu'il avait nommé son Lieutenant, il chercha à engager des négociations avec le clan de l'Ombre. Ce dernier, ayant subi lui aussi de lourdes pertes, accepta sans broncher une cesser le feu. Chacun des deux clans devait maintenant se remettre de de ses blessures. Car tout deux étaient tombés bien bas. Le nouveau meneur au pelage noir reprit don son clan en main et redonna courage et espoir aux siens. De nouvelles lunes passèrent, où la paix semblait enfin régner et le clan du Tonnerre retrouvait sa force. La vie reprit son cours. Il n'y avait pas grand chose à raconter sur ce temps de calme. Étoile Nocturne s’inquiétait toujours de leurs apprentis, et notamment de la formation de l'une d'entre elle, Nuage Sauvage, une petite au pelage beige et au museau grisé. Ses orbes d'un bleu si pure le perturbait. Il avait du mal à la fixer lorsqu'elle levait vers lui son minois d'apprentie. Il avait pour elle une espèce de fascination mêlée de tendresse qu'il cachait au reste du clan. Elle était l'apprentie guérisseuse après tout. Et elle avait douze saisons de moins que lui. Loin de dire qu'il s’intéressait à elle d'une manière autre que celle du Meneur, il ne pouvait s'empêcher de penser à elle régulièrement et de suivre ses progrès avec une vive attention.

A mesure qu’elle grandissait, la jeune chatte devenait plus belle et plus farouche. Et le Meneur sentait un pincement au coeur lorsqu'il la voyait rire avec d'autres. Un sentiment difficile a cerner empreint de culpabilité gonflait son poitrail lorsqu'il allait la voir. Le vieux guérisseur observait d'un œil critique ce rapprochement mais ne disait rien. Le clan des étoiles ne lui avait pas envoyé de signes de mécontentement, alors, il fermait les yeux. Les lunes continuaient de s'égrener et le guérisseur poussa son dernier soupir, trop âgé pour continuer à faire marcher son corps, malgré les remèdes, lorsque Nuage Sauvage atteignit ses douze lunes. Elle entrait a peine dans l'âge adulte qu'elle se retrouvait plonger sous les responsabilités pour lesquelles l'avait préparée son mentor. Désormais, elle affronterait seule le stress et la dureté des blessures des membres du clan. Ou presque. Parce que le matou noir serait toujours là pour la soutenir, quant bien même il n'avait pas toutes ses connaissances en matière de plantes et de soins. Étoile Nocturne voulait être là pour elle. Et puis, il se sentait plus libre à ses côtés, plus léger. Comme si toutes ses craintes s'effaçaient devant la tranquille assurance de la jeune femelle.

Toujours officiellement seul, plusieurs femelles continuaient de lui tourner autour. Notamment une jeune guerrière fraîchement nommée du nom de Crépuscule d'Eté. Très jolie, très agréable. Elle avait tout pour elle, mais Étoile Nocturne ne voyait que la belle guérisseuse beige aux pattes et au minois gris. Sans parler de ses prunelles bleu glacier qui le rendait nerveux et fébrile. Crépuslcule d'Eté s'était fait incendiée par Feuille d'Automne, qui n'appréciait pas que des femelles veuillent s'accaparer celui qu’elle considérait encore comme sien, malgré la tristesse qu’elle ressentait désormais lorsqu'elle le voyait. La femelle rousse refusait d'accepter qu'il y avait de nombreuses saisons que le meneur n'avait même pas pensé à elle autrement que comme une guerrière a ses ordres. Et Feuille d'Automne désespérait de voir un jour le Meneur s’intéresser à elle. Tandis qu'il flirtait en secret avec la guérisseuse qui repoussait ses avances avec timidité et gêne, le mâle au pelage de nuit n'en démordait pas. Plus les lunes passait, plus il sentait grandir en lui un feu de joie lorsqu'il la voyait. Peu à peu il se rendit compte qu'il aimait la guérisseuse. Et ce, en dépit du code du guerrier. Seule sa soeur, Griffe de Ronces et son lieutenant étaient au courant, lesquelles n'approuvaient pas forcément, mais soutenaient leur Meneur.

[ ... ]

« Petit Merle, ne touche pas à ça ! »
Le petit chaton gris lâcha de stupeur la digitale, tandis que la guérisseuse s'avançait, pour le lui retirer.
« Tu n'en n'a pas mangé ?! »
« Non ... »
« Promis promis ? »
« Quoi ?! Mais pourquoi ? »
La guérisseuse lui lécha le front.
« Et bien tu vois, si tu en avais mangé trop, même un tout petit peu, tu aurais eu une insuffisance cardiaque.»
Euuuh, c'est quoi ?»
« Ah, euh ... C'est quand ton cœur bas trèès très vite ! Il ne peut plus fonctionner correctement et il s'arrête.»
« Mais, je suis amoureux, et mon cœur bat très vite pourtant ! »
Elle eut un sourire amusé.
« Ce n'est pas pareil... C'est bien moins agréable, crois moi. Et qui es ton amoureuse, hein ? »
Le petit gris eut un sourire gêné.
« Petite Goutte.
Mais dis, tu peux pas avoir d'amoureux, toi ? C'est triste, non ? »

Elle eut un sourire.
« Et oui, c'est ça l'inconvénient, pas d'amoureux. Ni de petits. »
« C'est pas drôle ça ! Mais bon, le clan des Etoiles a décidé ainsi de nos lois, on ne peut rien y changer...
N’empêche je suis sur que si tu avais des petits, ils seraient adorables ! »

« Euh oui oui ...Mais je ne peux pas. »
« ÉTOIIIIIILE NOCTUUURNE ? Notre guérisseuse m'a appris qu'il ne faut pas toucher aux digitales ! »
Et pourtant, malgré les protestations de la guérisseuse, il traîna de la patte la plante pour la poser devant le meneur qui venait juste d’entrée dans la tanière de fougères.
« C'est très dangereux, après, on devient amoureux avec, et le cœur bat bizarrement ! »
« Ce n'est pas tout à fait ça Petit Merle ... »
Fleur Sauvage salua le chef d'un hochement de tête. Amusé, l'Étoile sourit. De son sourire en coin si particulier, si charmeur, et si mutin. Il posa une patte sur la tête du chaton avant de lui ébouriffer le pelage.
« Ecoute notre guérisseuse Petit Merle, elle sait ce qui est bon pour toi et pour tes muscles. Grâce à elle tu vivras assez longtemps pour devenir un vaillant et puissant guerrier ! »
Il coula un regard à la femelle avant de pousser le chaton vers l'extérieur de la petite tanière.
« Va donc retrouver ta mère maintenant, qu'elle prévienne les chasseur, j'ai quelques mots à leur dire. File ! »
Une fois seuls, le meneur s'approcha en sautillant, mielleux et joueur.
« Alors sexy ! A quand cette ballade en forêt, juste toi et moi ? »
Sourire. Il se frotta à la guérisseuse en la frôlant avant de revenir à son point de départ, à l'entrée de la petite grotte. Et voilà ! Il fallait, que, comme d'habitude, Étoile Nocturne éjecte tout potentiel témoin de la tanière. La guérisseuse eut une mine intriguée. Comment pouvait-il se montrer à la fois si respectable, et si ... Différent ?
« Étoile Nocturne, comme toujours, je vais te répondre que je suis occupée. Il y a des remèdes à trier et à ranger, à aller cueillir, et des guerriers à soigner. »
« Nous pourrions les cueillir ensemble ! » la coupa t-il, en fermant les yeux et en se délectant les babines, comme s'il imaginait une scène délicieuse.
« Je ne crois pas non. Ce n'est pas la fonction d'un chef… »
Un soupir.
« Et ne frotte pas à moi comme ça, s'il te plait ! »
Elle eut une mine affreusement gênée. Doucement, Fleur Sauvage rangea ses remèdes, tentant d'ignorer le chef du mieux qu'elle pouvait.
« Je crois que l'on t'appelle ... »
Vaine tentative pour se débarrasser du pot de colle, en entendant la patrouille revenir. Remarquant son amie Plume Noire boitillanta, elle fonça droit vers elle, alors que la chatte noire arrivait.
« Plume Noire ! Je parie que tu t'es encore pris la patte dans une racine. »
« Non. J'ai une grosse épine, tu veux bien me l'enlever ? »

Haussant un sourcil, la guérisseuse amena la guerrière à sa tanière, faisant signe à Étoile Nocturne de déguerpir, gentiment. Examinant la patte, elle ne tarda pas à trouver la fautive de la douleur de la femelle. Approchant ses crocs de l'épine, elle la saisit délicatement, et tira. A chatte tressaillit en miaulant de souffrance. Trop tard, la guérisseuse saisissait déjà une plante, dont elle pressait les fleurs afin d'en faire sortir le jus. Et pour finir, elle enroula une toile d'araignée autour de sa patte tandis que Plume Noire grimaçait. Cette dernière fila. Cependant, Fleur Sauvage remarqua que le meneur était toujours là.
« Étoile Nocturne. S'il te plaiiiit, écarte toi de là, je dois aller chercher des remèdes. »
« Je pourrais t'aider ! Tu gagnerais du temps tu sais. Et peut-être même plus... »
Le meneur tira la langue, moqueur. Puis, tranquillement, il s'écarta de l'entrée pour laisser passer la femelle et la suivre. Quelques minutes s'écoulèrent, et, enfin, il rejoignit les chasseurs.

On sortait tout juste de l'hiver.
« Nous allons devoir chasser ferme. Le soleil revient, malheureusement, les proies se font encore attendre, et deux de nos Reines vont avoir des petits dans les jours qui viennent. Nous aurons besoin de nourriture pour tout le monde. Je ne veux que personne n'ai à se priver. D'autant plus que le clan de l'Ombre rôde prêt du territoire de celui de la rivière, s'ils s'aventurent jusque chez nous, il va falloir nous battre. Redoublez-donc d'efforts, et tâcher de faire de vos apprentis les meilleurs chasseurs qu'ai connu le clan ! »
Après ce petit discours vif mais malheureusement trop vrai, le Meneur dispersa la troupe qui parti sans attendre cueillir le gibier dans leur tanière s'il le fallait ! Puis, saluant ceux qu'il croisait, il tâchait d'écouter leurs plaintes, leurs questions, et leurs doutes. Il répondait presque toujours avec efficacité et douceur. La meute comptait sur lui. Finalement, il retrouva les aînés, allongés, le poil emmêlés, sur leur paillasse de mousse. La moitié attendait la guérisseuse pour qu'elle vienne pratiquer son examen quotidien qui les autoriserait à se lever et sortir du camp. Les autres, par flemme sans doute, mandataient des chatons pour leur apporter nourriture et soin.

Étoile Nocturne prenait toujours du temps pour les plus âgés, car il avait un profond respect pour eux. Et puis, il ne pouvait pas décemment abandonner sa mère seule, quant bien même la tête lui manquait et qu'elle se souvenait à peine d'être un chat. Il eut un sourire triste, et s'approcha doucement de la vieille chatte noire au long poil, devenue acariâtre et farouche avec les ans. Lorsqu'elle tiqua à sa présence, il se présenta.
« Bonjour Caresse de l’Hiver. Je suis Étoile Nocturne, ton fils. »
Comme un rituel, il se présentait à chaque fois, et, à chaque fois, la vieille femelle aigrie répondait d'un ton pinçant, riant presque qu’elle ne portait plus ce nom là, et qu’elle n’avait pas de fils. Le matou refusait d’utiliser le nom qu’elle portait aujourd’hui. Il n’avait pu se résoudre à abandonner celui qu’elle portait lorsque elle était encore sa maman. Le meneur avalait à chaque fois avec difficulté cette réalité, mais il restait patient et loyal, et entreprit la toilette de la vieille chatte. Elle se laissa faire pourtant, ce jour. Lui rendant une once d'espoir. Peut-être que la mémoire lui revenait par moment ? A mesure qu'il démêlait le poil rêche de Vent d’Hiver, cette dernière semblait redevenir sauvage et le repoussait, jusqu'à finir par le mordre à la patte. Étoile Nocturne bondit en arrière, à la fois en colère et déchiré par la tristesse de voir sa mère ainsi. S'ensuivit un combat de regard entre les deux félins. Prunelles d'or contre celles, d’un vert prairie profond, de la chatte. La mère sembla reconnaître son fils quelques secondes, car un sourire vague étira ses babines. Puis plus rien.

[ … ]

« Verveine, verveine, verveine ... «
Farfouillant la forêt, Fleur Sauvage en profitait pour refaire son stock de remèdes. Comme lui disait souvent le précédent guérisseur, il fallait toujours se tenir prêt à d'éventuels blessés, ou malades. A l'évocation de son mentor, son cœur se serra. La guérisseuse avait toujours énormément apprécié ce vieux chat gris et blanc, d'une gentillesse sans égale. Toujours est-il qu'après moult recherches, la femelle trouva alors la plante, et, non sans une once de joie, s'empressa d'en cueillir quelques spécimens. Rattrapant tout ses remèdes, la femelle grise et blanche soupira intérieurement. Etoile Nocturne ne comprenait pas. Malgré ses avertissements, ses mises en garde, le chef s'évertuait à lui faire la cour. La femelle, gênée, ne parvenait à tolérer cela. Elle était guérisseuse, destinée à vivre sans compagnon et sans petits. Son mentor l'avait bien prévenue à ce sujet. Auquel cas elle avait répondu qu'elle choisirait cette voie, peu importe le reste. Alors pourquoi ces battements de cœur dès qu'elle le voyait ? Pourquoi tant de gêne ?

Secrètement, tôt le matin, elle s'était surpris à faire sa toilette, afin d'être jolie pour lui, une fois. Était-il possible que ... Non ! Elle était guérisseuse !! Filant vers le camp, une petite idée lui vint en tête. Entrant discrètement, elle alla à sa tanière, rangea tout ses remèdes. Ceci fait, elle alla ausculter les anciens. Vent d’Hiver semblait toujours aussi de mauvais poil, cela lui fendait le cœur. Un autre ancien souffrait de rhumatisme puis elle fila chez les reines car un chaton avait le rhume. Après des soins prodigués à un apprenti ayant quelques soucis de digestion -il avait été bon de prendre la verveine, finalement !- et un guerrier désirant retirer une tique, elle pu enfin souffler tranquillement. Le meneur s'était retiré dans sa tanière, dos à l'entrée, affalé sur sa paillasse de mousse qui commençait à lui tenir trop chaud. Ses prunelles dorées posées sur la morsure. Des lignes rouges courait le long de ses poils, en suivant l'ordre de la gravité, et formait une petite flaque brunâtre sous sa patte poisseuse. Rien de grave, le sang coagulait déjà. Néanmoins cela restait douloureux. Vent d’Hiver ne l'avait pas raté cette fois.

Il avait été sot de croire qu'elle ne tenterait pas de lui faire du mal, comme tous les jours. Il avait espéré que ce jour-là, ce fût différent. Mais il devait se rendre à l'évidence, sa mère n'était plus. Feuille d'Automne vint le trouver. Jeune femelle rousse au regard olive appelée à devenir Reine et qui avait toujours cet amour dévorant pour le courageux et puissant meneur qu'il était. S'il appréciait la jeune femelle, il avait toujours du mal à la voir comme plus que l'amie à qui il avait refusé son coeur. Après tout, il l’avait vu naître. Certes il n'avait que deux printemps alors. Il en était de même pour Fleur Sauvage, en y réfléchissant bien, mê:e s'il alors, il avait une année de plus. Pourtant, son poste de guérisseuse la rendait plus mature à ses yeux. Feuille d'Automne semblait si frêle, si menue. Il restait un mâle et n'était pas insensible aux charmes de la femelle. Pourtant, c'était une autre qu'il portait dans son cœur, une inatteignable. Les sentiments jouaient parfois de drôles de tours. La jeune guerrière vint s'allonger contre lui, se voulant rassurante, douce et compréhensive. Elle avait vu la scène entre le meneur et sa mère. En fait, elle le voyait tous les jours, quand elle essayait de l'observer à la dérobée. Mais Étoile Nocturne se releva immédiatement, ne supportant le contact de ce corps chaud contre lui, tandis qu'il pensait à une autre. La jeune femelle rousse se releva et s'en alla sans mot dire, la mort dans l'âme.

Il l'avait officiellement repoussée. Elle avait le cœur en miette, il ne l'aimait pas. Le chat noir regarda cette fragile et belle femelle fuir la grotte. Il n'avait même pas une once de compassion pour elle à cet instant. Il l'avait vu comme une profiteuse, prenant parti de son mal-être pour s'approcher. Il feula, seul dans l'obscurité. Le jour descendait. Bientôt, il ferait nuit. Les journées étaient encore courtes. Son ami et confident, Griffe de Ronces entra immédiatement au son du grondement du meneur. Alerté, il fronça les sourcils et s'assit, patient. Le chat rayé était un véritable ami, qui souvent, trépassait outre les ordres pour soutenir son meneur. Il semblait le comprendre avec une exactitude déconcertante. Étoile Nocturne lui intima de sortir, de le laisser seul. Patte de Ronces s'exécuta... Seulement lorsqu'il vit son ami calme. Puis, il chercha, ventre à terre, la guérisseuse. Le tigré savait le penchant de son meneur pour elle, et puis, il avait remarqué la morsure. Même si elle n'était pas importante, elle risquait de s'infecter sans soins. Il avait donc deux bonnes raisons de retrouver Fleur Sauvage. La jeune guérisseuse fut surprise de trouver Patte de Ronces à l'entrée de sa tanière. S'approchant, le saluant respectueusement, elle l'observa un bref instant, amicale. Elle appréciait ce chat adorable et loyal. Lorsqu'il lui demanda de faire un saut dans la tanière d’Étoile Nocturne pour soigner sa blessure, elle eut ... Un instant de panique. De tristesse aussi.

La femelle savait que chaque jour, il se rendait au chevet de sa mère. Chaque jour était un échec. Attrapant ses remèdes et ses toiles d'araignée, la belle femelle fila de son pas de danseuse vers la tanière du meneur, annonçant son arrivée par un petit miaulement, puis entrant. Un instant, elle l'observa, sentant son regard fondre devant lui. Puis, reprenant ses esprits, elle s'approcha.
« Ca va aller. » lui chuchota-t-elle doucement.
Puis, en signe de réconfort -ou peut être plus ?- elle lui lécha la joue, avant de s'occuper de sa patte, tout d'abord d'éloigner le sang.
« Ca va piquer un peu. »
Puis, elle appliqua le jus de la plante sur la blessure, vérifia, et enroula avec soin des toiles d'araignée autour de la plaie.
« Voilà. Ne force pas trop sur ta patte, sinon le bandage risque de se défaire, d'accord ? »
Elle lui offrit un sourire, et, s'inclinant, s'apprêta à repartir. Il n'avait que vaguement observé le travail de fée de la guérisseuse. Il avait tressaillit quand elle avait touché la plaie, mais n'avait rien dit. La défaite lui était trop intenable aujourd'hui. Parce qu'il avait eu plus d'espoir que d'habitude, la chute était plus terrible. Lorsque Fleur Sauvage fût prête à le laisser, il posa ses yeux dans ceux de la femelle et lui sourit, timidement.

« Merci ma Belle. »
Et il reposa sa tête sur ses pattes pour reprendre où il avait arrêté : fixer le mur de pierre. Et ce fut en voyant ce chef grand à présent si triste, que la femelle fondit, et se dirigea doucement vers lui. Se pressant contre lui, elle lui lécha doucement la joue, posant une patte sur la sienne. C'était la première fois qu'elle lui montrait tant d'affection. Se frottant contre lui, le léchant, le câlinant, elle lui offrait toute son affection, afin de l'aider.
« Tu vas y arriver. » Un léger sourire. « Veux-tu quelque chose pour dormir, ou ça ira ? »
Il se redressa légèrement, offrant une résistance aux marques d'affection de la femelle pour qu'elle ne lui tombe pas dessus, une façon d'accepter cette tendresse soudaine.
« Non. Je n'existe plus pour cette folle. »
La colère pointait sous ce calme apparent. Il en voulait à sa mère, autant qu'à la maladie qui la rongeait.
« Non merci, je n'ai pas sommeil de toute façon. »
Il posa ses yeux dans ceux de Fleur Sauvage. Il la sonda, et, vide d'expression, changea de sujet pour ne pas se laisser emporter par cette rage intérieure.
« Il me semblait que tu ne voulais pas de ce genre de proximité avec moi ? »
Il compensait avec une forme d'ironie mordante.
Elle baissa les oreilles. Intensément vexée. Touchée, aussi, à un point plus que sensible. D'un certain côté, la femelle mourrait d'envie de le couvrir de câlins, d'être près de lui, toujours. D'un autre, elle se rappelait Feuille d’Automne –tout le monde connaissait leur histoire-, Feuille d'Automne et toutes les autres qui lui tournaient autour, ainsi que de son poste.
« C'était juste pour te consoler ... » Pitoyable. Esquivant son regard, elle se redressa. « Enfin. »
Elle fit quelques pas, l'air étrangement déçu. « Bonne nuit Etoile Nocturne. »
Et elle sortit d'un pas pressé. Pour savoir qu'elle passerait encore une nuit dans sa tanière, seule.

[ ... ]

Il lui semblait, depuis ce soir là, que sa vie demeurait fade et empreinte d’étrangeté. Il semblait également à Etoile Nocturne que Fleur Sauvage n’était pas en grande forme. Le cœur meurtri, blessé, le meneur du Tonnerre semblait bien vide, comme dépouillé de tout sentiment qui aurait pu apporter toute forme de vie en lui. Cette incompréhension des événements, ces doutes, ces craintes, ils ne les supportaient pas, non. Le regard voilé, le mâle d’ébène poursuivait ses tâches habituelles, sans grande gaieté néanmoins. Il n’y avait qu’Elle, qui aurait pu la lui donner. Et au lieu de ça, elle se réfugiait dans son antre, l’esquivait, vaquait à ses tâches sans le voir. Il était devenu invisible, insignifiant à ses yeux, un rejeté. Rejeté. Ça faisait horriblement mal. Comme si la situation n’était pas déjà assez compliquée comme ça. Ainsi donc, de longs moments, en solitaire, porté par les souffles des bois, le chef disparaissait dans les forêts, occupant sa vie sans attrait à présent, veillant à ramener un grand nombre de gibier. Et puis, cela empira. Etoile Nocturne s’évadait un peu plus toujours, toujours plus, encore plus. Laissant le soin à Complice du Cœur, sa lieutenante de gérer le Clan. Clan, qui, laissait enfler les rumeurs à son sujet.

Fleur Sauvage n’allait pas mieux pour sa part. Cependant, son choix, difficile, certes, était fait. Elle était guérisseuse. Promise à la solitude, aux plantes, aux soins. Il n’y avait pas d’amour pour elle, ce n’était pas permis. Alors, son amour, elle l’offrait aux guerriers, les soignants sagement, consolant les petits à la patte blessée, aidant l’ancien trop épuisé. C’était son rôle, sa destinée. Une autre forme d’amour … Qui ne lui était pourtant pas suffisante. Elle avait besoin de lui. Puis le rejetait, se disant que tout irait mieux le lendemain, qu’elle l’oublierait. Et ça continuait. Ces vaines pensées, hantant son cœur, la rendant elle aussi triste, fade, sans attrait. La lueur de glace dans ses yeux avait disparu, ne laissant qu’un regard plat. Sans émotion. Sans vie. Sans passion. En parlant de passion, celle de Feuille Rousse envers Etoile Nocturne ne s’éteignait pas. Elle la brûlait, la consumait, la rongeait. Pourquoi ne lui adressait-il pas un regard, une parole, un sourire, n’importe quoi ! Il ne la voyait plus. C’était beaucoup trop douloureux. Alors, pour évacuer sa tristesse … Elle pleurait. Pleurait entre les reines, ignorait les beaux matous aux yeux d’ambre et de givre lui tournant autour. Il n’y avait que lui. Lui. Etoile Nocturne. Et comble du désespoir ? Elle venait se faire consoler par Fleur Sauvage. Laquelle l’écoutait sagement, docilement, la réconfortant, l’affirmant qu’il la regarderait, verrait en elle la plus belle. Et elle y croyait. Fleur Sauvage, elle, se sentit comme morte. Disparue.

Un soir, Etoile Nocturne, se réveilla en sursaut dans sa tanière, trempé de sueur, haletant, la tête lourde. Les oreilles bourdonnantes. La lune brillait, les étoiles paraient le ciel, telles des perles cousues sur une robe de nuit. Feulant d’agacement et de fatigue, le chat noir ne parvint pas à trouver le sommeil, trop tendu et nerveux. La lune projetait des raies de lumière dans sa tanière, parsemant son pelage de reflets argentés. Épuisé, le meneur trouva toutefois la force de sortir, dans l’infime espoir que le matin se lèverait. Triste déception en constatant le firmament noir, en tournoyant encore et encore dans le camp, tandis que son énervement ne faisait que croître. Mais non, le soleil ne semblait pas décidé à se lever. Alors, curieux, le matou parcourut les tanières du camp. Tous, guerriers, anciens, reines, apprentis et chatons dormaient profondément. De quoi le narguer un peu plus. Et puis, une idée, un visage effleura son esprit. Elle. Fleur Sauvage. Il se rendit soudainement compte qu’il ne la voyait que presque plus. Ne lui parlait plus. Cela raviva un peu plus sa tristesse, mais également son envie de la voir, la regarder endormie. Alors, dans un espoir incertain, il se dirigea vers sa tanière. A chaque pas, son pouls s’accélérait. A chaque distance parcourue, il se sentit tremblant, incertain. Devait-il vraiment … ?

Oh et puis flûte. Sa tête passa à l’intérieur de la petite grotte, guettant dans l’obscurité profonde sa silhouette. Tout d’abord, il ne distingua rien. Puis, curieux, il s’avança un peu plus, huma les parfums divers des plantes bien rangées, observa l’endroit, puis la distingua, allongée près de la roche fraîche. Un sourire tendre étira ses babines, et, silencieux, il s’allongea, attendant. Attendant son réveil, attendant d’observer son regard, attendant ses soins – oui, il était dans un piteux état.

[ ... ]

En résumé : ( oui oui j'écrirais tout plus tard mais ce que vous devez savoir urgemment c'est ça, et puis que je puisse me valider èè ! )
que cette nuit là, il a avoué ses sentiments à la femelle, et qu'avant qu’elle ne puisse répondre, il est reparti avec son remède. La scène avait été complice et tendre, même si étrangement maladroite et distante.
Puis les jours qui suivirent, les deux sentirent leur moral baisser, ils ne se croisaient plus, la guérisseuse évitant le meneur au possible.
Finalement Fleur Sauvage va fuir et s'arrêter dans la ferme de Gerboise pour s'y cacher, et s'y ressourcer.
En attendant, fou d’inquiétude, Etoile Nocturne a mandaté sa soeur pour retrouver la piste de la guérisseuse, car le clan et lui-même avait besoin d'elle.
Pendant ce temps, lui est allé au grande pierre pour trouver le clan des étoiles et leur exposer son amour pour la femelle beige aux beaux yeux bleus. Et après une discussion mi-figue mi-raison, le clan des étoiles à permit au meneur du clan du tonnerre de faire un essai. S'il arrivait a convaincre son clan d'accepter que la guérisseuse soit sa compagne, alors elle pourrait le rester et le clan des étoiles n'y verrait pas d'objections.
Au retour de son voyage, Poussière de Soleil était de retour avec une bonne nouvelle. Elle avait retrouvé Fleur Sauvage. Sans plus attendre, le mâle noir parti la retrouver. Il la découvrit dans un piteux état. Mais son euphorie était telle qu'il raconta tout à la jeune femelle. Ne pouvant croire à leur bonheur accepté, et tout les deux émoustiller à l'idée de pouvoir se fréquenter officiellement, ils enchérirent projet d'avenir plus lointain les uns que les autres. Puis, finalement, ils durent prendre le chemin du retour pour annoncer la nouvelle au clan.
La pilule passa difficilement au début, puis, le clan ne sut comment réagir au fait que le clan des étoiles permettait cet union. Finalement, même si réticents à l'idée de bafouer unes des lois ancestrales, le clan finit par accepter l'union du meneur et de la guérisseuse.

Maintenant, qu'en sera t-il des autres clans ? ...



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Je suis une fille, même si je n'agis pas forcément comme telle. What a Face Je suis un crocodile de bientôt vingt-ans, Loonfayer à déjà fait une petite présentation de moi sur la Page d'Accueil donc je vais pas répéter. J'aime le monde donc venez me voir si besoin ♥️
Ensuite je suis une dessinatrice à mes heures perdues, grande lectrice, et grande gameuse. J'ai deux bébés qui auront un an le 4 mai, Gibbs est Lithium, mes deux chatons plein d'amour ( et de bêtise èè ). Je rêve de devenir illustratrice ou infographiste, malheureusement je n'ai pas encore occasion de réitérer ma chance. Donc en attendant me voilà. o/
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Dernière édition par Étoile Nocturne le Mar 22 Juil - 13:45, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Étoile Nocturne ▬ Meneur du Tonnerre.   Ven 2 Mai - 15:25

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HECTOR ─ C'est beau, la Grèce ?
HELENE ─ Pâris l'a trouvée belle.
HECTOR ─ Je vous demande si c'est beau la Grèce sans Hélène ?
HELENE ─ Merci pour Hélène.
HECTOR ─ Enfin, comment est-ce, depuis qu'on en parle ?
HELENE ─ C'est beaucoup de rois et de chèvres éparpillés sur du marbre.
HECTOR ─ Si les rois sont dorés et les chèvres angora, ça ne doit pas être mal au soleil levant.
HELENE ─ Je me lève tard.

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MessageSujet: Re: Étoile Nocturne ▬ Meneur du Tonnerre.   Mer 7 Mai - 20:30

Merci ! What a Face
Terminéééé enfin ! èè

Oui bon presque, mais j'éditerais au fur et à mesure que la courage me reviendra, parce que bon, tout perdre l'histoire c'est lourdingue... ^^'

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MessageSujet: Re: Étoile Nocturne ▬ Meneur du Tonnerre.   

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